Arbre de forme ovale à arrondie. Feuillage jaune orangé à rouge en automne. Croissance lente. Bonne rusticité.
Alignement, Grands espaces, Isolé, Naturalisation
Port arrondi, large et régulier (quand la plante est cultivée).
Son tronc, à écorce grise, est crevassé avec l'âge.
Les branches du haut sont descendantes, celles du bas étant plus ou moins étendues.
Les bourgeons présentent des bouts pointus et des écailles imbriquées, ils se développent dans l'aisselle de chacune des feuilles. À l'extrémité de chaque pousse se forme un bourgeon terminal pointu et plus gros. Lorsque les feuilles tombent, elles laissent une cicatrice foliaire en forme de V sous chaque bourgeon latéral. La surface des ramilles est lisse, brune et légèrement marbrée de lenticelles brun pâle.
Les feuilles épaisses, à trois ou cinq lobes, sont pointues, peu découpées, vert clair dessus et plus pâles dessous. À l'automne, le feuillage prend des teintes orange, or et rouge en fonction du type de sol.
Chaque fruit est une samare double qui contient deux poches de graines presque rondes recouvertes d'une membrane qui se prolonge en deux ailes aplaties presque parallèles. De façon assez fréquente, une seule des deux poches de graines renferme une graine.
Les fleurs apparaissent au printemps. Elles sont jaune verdâtre, portées en grappes à ramifications multiples qui croissent vers l'extérieur.
Les pousses (ramilles) sont soit des pousses courtes entièrement préformées qui portent habituellement une ou deux paires de feuilles, soit des pousses longues préformées ou partiellement préformées et partiellement néoformées qui portent plus de deux paires de feuilles. Sur les pousses longues, les feuilles néoformées situées près de l'extrémité de la pousse ont tendance à présenter des lobes plus longs et plus étroits que les feuilles préformées des pousses courtes ou de la base des pousses longues. L'érable à sucre produit de vigoureux rejetons à partir des bourgeons latents de l'écorce autour d'une souche coupée.
Ses racines descendantes en font un arbre à transplantation moyennement facile.
Habituellement, on trouve l'érable à sucre sur les flancs et les sommets des collines, là où les sols sont bien égouttés et suffisamment fertiles. L'arbre croît souvent en compagnie de hêtres à grandes feuilles et de bouleaux jaunes. Il supporte très bien l'ombre, et on peut le trouver tant dans l'étage inférieur que dans l'étage supérieur de couvert forestier. Tolérance faible à la pollution.
Moyenne. Il convient parfaitement à l'aménagement paysager et est cultivé dans de nombreuses pépinières. Arbre très décoratif utilisé dans les parcs et les projets de renaturalisation. Supporte peu l'élagage
Faible tolérance au sel de déglaçage. Arbre mal adapté aux conditions urbaines. Sujet aux cassures par grands vents.
Peu de problèmes pathologiques. Brûlure des feuilles et gélivures des jeunes troncs.
L'érable à sucre produit un bois lourd, dur, à pores diffus. Souvent nommé érable dur ou érable franc, il est utilisé dans la fabrication de meubles, de planchers et d'articles de luxe tels que des quilles et des planches à découper. Des veines ou des petites dépressions évasées apparaissent souvent dans le bois, ce qui le rend propre à la fabrication de produits en (érable moucheté) ou (en bois à fil ondé en dos de violon). On recueille souvent la sève montante au printemps pour la faire bouillir et en tirer du sirop d'érable et d'autres produits de l'érable. Ce qu'on appelle le (dépérissement des érablières) affecte les arbres depuis les années 1980. On soupçonne que ce phénomène provient de changements environnementaux tels que les dépôts acides associés aux précipitations. Des données scientifiques semblent indiquer que de nombreux arbres à tige unique proviennent de la covalescence de plusieurs rejetons ayant émergés à la suite des coupes antérieures. L'érable à sucre peut être confondu avec l'érable de Norvège (Acer platanoïdes L.) en raison de la similarité apparente de leurs feuilles. Toutefois, les feuilles de l'érable de Norvège possèdent la plupart du temps sept lobes, les extrémités des lobes et les dentelures étant plus longues et plus pointues que chez l'érable à sucre, et la sève qui émerge de la base du pétiole lorsqu'une feuille est coupée est laiteuse et non claire.
Les petits mammifères et une variété d'oiseaux, notamment le cardinal et le gros-bec errant se nourrissent des graines de l'érable à sucre. Les vieux arbres de grande taille présentent des cavités qui peuvent servir à la nidification.